2010-01-01

L’heure des bilans 3 / The moment of balance sheets 3


Comme chaque année (voir the moment of balance sheet 2), nous publions le classement des entreprises Maghrébines selon leurs chiffres d'affaires. Si nous nous sommes contentés aux 30 premières en 2007 et aux 40 premières en 2008, nous élargissons le classement à 50 cette année. Comme d’habitude, le géant Algérien SONATRACH est indétronable ; il vient à la tête du classement des entreprises Maghrébines (d’ailleurs premier en Afrique aussi). Mieux, avec 49,9719633 Milliard d’Euros, il a réussi à augmenter son chiffre d’affaire de 5.5 %. Le classement des 50 est composé de 30 entreprises Marocaines, 12 entreprises Tunisiennes et 8 entreprises Algériennes. Plusieurs de ces entreprises sont présentes à l’échelle régionale et internationale : l’internationalisation des entreprises Maghrébines est, désormais, plus qu’une mode ; il s’agit d’une réalité. D’ailleurs, les destinations les plus ciblées par les entreprises Maghrébines sont par ordre d’importance : l’espace Maghrébien, l’Europe, l’Afrique et l’Asie. A titre d’exemple, le premier groupe tunisien privé Poulina Holding est présent au Maghreb, en Chine et il circule qu’il compte investir à l’Afrique noir (notamment au Ghana).
Malgré la vague de panique qui a pesé sur les marchés de capitaux et sur l’investissement au début de l’année écoulée, les pays Maghrébins ont réussi à résister à la crise Financière : la croissance du PIB reste acceptable. Contrairement aux années précédentes, la Tunisie vient deuxième après le Maroc en terme de croissance du PIB. 5.8 % contre 5.1 %. L’Algérie garde son niveau de croissance de l’année 2008, soit 3 %. La valeur du PIB reste proportionnelle à la taille de la population de chaque pays. Il s’agit de 121.73 Milliards € (2.99 € par habitant) pour l’Algérie, 60.41 Milliards € (406 € par habitant) pour le Maroc et 28.14 Milliards € (2303 € par habitant) pour la Tunisie. De point de vue sectoriel, c’est les banques et les télécoms qui résistent le mieux.
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After "the moment of Sheet 2" that we have published last year, we publish the "The moment of sheet 3". Instead of fourty Maghrebian companies (published the last year), we expand the study to fivety.With his 49,9719633 Billion Euros turnover, the SONATRACH Algerian group keep his position on the top of the ranking. In fact, it is also the first company in Africa classified by turnover.
Furthermore, the ranking is henceforth dominated by the Moroccan groups and companies (30/50 for Morocco, 12/50 for Tunisia and 8/50 for Algeria).


Company
Country
Field
Turnover (InTh €)
Net profit (InTh €)
1
SONATRACH
ALGERIA
OIL
49971963,3
5690748,7
2
OFFICE CHERIFIEN DES PHOSPHATES
MOROCCO
MINES
52445481,9
2041841,2
3
SOCIETE MAROCAINE DE L'INDUSTRIE DU RAFFINAGE
MOROCCO
OIL
3622277,4
-118300
4
GROUPE ONA
MOROCCO
HOLDING
3231496,8
69101,9
5
MAROC TELECOM
MOROCCO
TELECOM
2574408,2
872932,2
6
ENT NATIONALE DE DISTRIBUTION DES PRODUITS PETROLIERS
ALGERIA
ENERGY
2396279,2
90234,9
7
AKWA HOLDING
MOROCCO
HOLDING
1726678,8
- - -
8
SOCIETE TUNISIENNE DES INDUSTRIE DE RAFFINAGE
TUNISIA
OIL
1677008,9
 - - -
9
OFFICE NATIONAL DE L'ELECTRICITE
MOROCCO
ENERGY
1595408,5
 - - -
10
SOCIETE NATIONNALE DE RAFFINAGE DU PETROLE
ALGERIA
OIL
1459528
 - - -
11
ORASCOM TELECOM ALGERIE
ALGERIA
TELECOM
1319762,5
407829,8
12
SOCIETE NATIONALE DE L'ELECTRICITE ET DE GAZ
ALGERIA
ENERGY
1235061,8
1337
13
ROYAL AIR MAROC
MOROCCO
AIR TRANSPORT
1046472
16569
14
SOCIETE TUNISIENNE DE L'ELECTRICITE ET DE GAZ
TUNISIA
ENERGY
987751,1
-9469,6
15
SHELL MAROC
MOROCCO
OIL
909132,7
21399
16
GROUPE CHIMIQUE TUNISIEN
TUNISIA
CHEMISTRY
786336,6
199336,9
17
TOTAL MAROC
MOROCCO
ENERGY
676410
 - - -
18
MARJENE HOLDING
MOROCCO
TRADING
657620,6
19874,4
19
ALGERIE TELECOM
ALGERIA
TELECOM
574560
- - - 
20
JORF LASFAR ENERGY CO
MOROCCO
ENERGY
534643,2
- - - 
21
AIR ALGERIE
ALGERIA
AIR TRANSPORT
520590
28623
22
TUNISIANA
TUNISIA
TELECOM
508900
106260
23
CIE SUCRIERE MAROCAINE DE RAFFINAGE
MOROCCO
AGRO INDUSTRY
496960,8
43611,4
24
POULINA HOLDING
TUNISIA
TRANDING
491526,7
35921,9
25
TUNISAIR
TUNISIA
AIR TRANSPORT
486320,1
 - - -
26
GROUPE ELLOUMI
TUNISIA
INDUSTRY
463573,6
- - - 
27
GROUPE OPTORG
MOROCCO
TRADING
457789,5
28223,3
28
MEDI TELECOM
MOROCCO
TELECOM
453471,2
 - - -
29
LYONNAISE DES EAUX DE CASABLANCA
MOROCCO
WATER DISTRIBUTION
438878,3
19435,5
30
LAFARGE CIMENTS
MOROCCO
CONSTRUCTION INDUSTRY
428530,2
147029,4
31
CHAKIRA GPE
TUNISIA
ELECTRONICS
413000
 - - -
32
LESIEUR CRISTAL
MOROCCO
AGRO INDUSTRY
392130,2
13769,7
33
VEOLIA WATER MAROC
MOROCCO
WATER DISTRIBUTION
379346,1
 - - -
34
CENTRALE LAITIERE
MOROCCO
AGRO INDUSTRY
371980,7
40742,8
35
WAFA ASSURANCE
MOROCCO
INSURANCE
362245,1
 - - -
36
RMA WATANIYA
MOROCCO
INSURANCE
348989,2
92803,9
37
LIBYA OIL MAROC
MOROCCO
OIL
338553,6
- - - 
38
RENAULT MAROC
MOROCCO
AUTOMOTIVE TRADING
338550,1
- - - 
39
GROUPE TTS
TUNISIA
TOURISM
323533,7
32085,2
40
PHARMACIE CENTRALE DE TUNISIE
TUNISIA
PHAMACEUTICAL INDUSTRY
319396
5653,9
41
CIMENTS DU MAROC
MOROCCO
CONSTRUCTION INDUSTRY
306163,2
55348,3
42
SALAM GAZ
MOROCCO
ENERGY
301413
8438,5
43
AUTO HALL
MOROCCO
AUTOMOTIVE INDUSTRY
294056,7
38525,9
44
OFFICE NATIONAL DE L'EAU POTABLE
MOROCCO
WATER DISTRIBUTION
289960,3
8022,7
45
CIE MAROCAINE DES HYDROCARBURES
MOROCCO
OIL
286907,6
- - - 
46
SOCIETE MAROCAINE DE CONSTRUCTIONS AUTO
MOROCCO
AUTOMOTIVE INDUSTRY
283610,6
- - - 
47
HOLDING MAROC COM ET FINANCIERE
MOROCCO
HOLDING
273667,1
- - - 
48
ENTREPRISE   NATIONALE DES TRAVAUX AUX PUITS
ALGERIA
OIL
267199,1
38543,4
49
GROUPE LOUKIL
TUNISIA
TRADING, INDUSTRY
264614
12099,5
50
GROUPE MABROUK
TUNISIA
TRADING, INDUSTRY, TELECOM
263035,5
- - - 

2009-12-26

Wikipedia : l'agonie?

Wikipedia en agonie ? en asphéxie ?

Appel de Jimmy Wales (le fondateur de wikipedia)


Link : l'appel de Jimmy Wales

2009-12-18

Google condamné par la justice

Google Books vient de perdre son procès qui l’opposait aux Editions de La Martinière, au SNE (Syndicat National de l’Edition française) et à la Société des Gens de Lettres (SGDL), qui avaient porté plainte contre Google en juin 2006 pour contrefaçon et atteinte à la propriété intellectuelle.

Les plaignants accusaient ainsi Google Books d’avoir, sans autorisation des ayants droit, numérisé, conservé et proposé ensuite sur son service Web des ouvrages encore soumis au droit d’auteur, et disponibles dans les bibliothèques américaines avec lesquelles Google a conclu des accords de numérisation.

Après plus de trois ans d’instructions, le verdict est tombé : le tribunal de grande instance de Paris a condamné la firme de Mountain View à 300 000 euros de dommages et intérêts pour avoir numérisé des ouvrages sans l’autorisation des éditeurs concernés.

2009-12-11

Spring Framework Training & certification in Tunisia


Core Spring Training Tunis, Tunisia 01 -04 Mars 2010
Inscrivez-vous maintenant pour la formation de 4-jours Core Spring - Spring Framework Training and Certification à Tunis, Tunisia du 1 mar 10 - 4 mar 10. Nombre de places limitées.

Informations complémentaires

Ce cours est animé en français. Il commencera chaque jour à 9h et se terminera à 17h. Des ordinateurs seront mis à disposition des participants. Le déjeuner est inclus dans le prix de la formation.

Discount: Register 2 students (10%); Register 3 or more students (20%)

Please send an email to training_fr@springsource.com to request this discount code.

Description

Voir la description de la formation
Formateurs prévus

A annoncer.
Lieu

Regus Carthage Center
Rue du Lac de Constance
Les Berges du Lac 1053
Tunis Tunisia

2009-12-02

Quand Michael Moor fait de l'éthique financière un film / When Michael Moor explain the financial crash !

Very curious to discover how Michael Moor analyses the current financial crash, I have watched last week his new movie "Capitalism". I had looked forward to apprehend the crash by non financial analyst that is used to communicate his messages in an ironic style. By a thinker who is used to strive to collect information in discrete hidden papers. Michael Moor has proved these qualities in his previous movies especially about the former president of the United States George Walker Bush and about the international holdings.
In "Capitalism", Michael Moor think that the financial crash is due to the former president of the United States Regent who made the American government a company. Not a simple company but a capitalistic company that only one priority : make money rather than make wealth and people confort. Michael Moor has wondered why American people don't stop to agree such wrong and harmful principles that sacrifices poor persons in the profit of the tycoon's ones. He concluded that the poor or middle class American has continued to approve the economic and political materialistic system in hope to become, one day, among the tycoons; but henceforth, they simply continue counting the days !


http://www.youtube.com/watch?v=IhydyxRjujU


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Michael Moore (The Big One, Bowling For Colombine, Fahrenheit 9/11, Sicko) , le cinéaste à la casquette de Baseball est de retour dans les salles obscures françaises. Après son docu Slacker Uprising visible gratuitement sur la toile par les américains uniquement, son nouveau film s’appelle Capitalism : A Love Story. On y retrouve un Moore au mieux de sa forme, arpentant Wall Street !

Le natif de Flint revient en effet avec un combat qu’il a déja mené mais qui est aujourd’hui plus que jamais d’actualité : comment la capitalisme a profité à certains et a laissé une grande partie des américains sur le bas-côté ?

Moore nous propose une plongée concrète dans les conséquences de la crise financière : les expulsions quotidiennes, les faillites, les licenciements en cascades et une classe moyenne qui paye le prix fort !

Michael Moor pense que la crise de nos jours est, en réalité, due aux travaux de Regent qui a fait du gouvernement américain une véritable entreprise. Mais pas une simple véritable entreprise, une entreprise purement capitaliste qui priviligie le gain de l'argent au détriment des pauvres, de la construction de la richesse et du confort du peuple.

Moor se demande pourquoi le peuple Américain, concient de la défaillance de ce système, n'arrête pas de l'approuver et de voter pour ceux qui le sponsorisent. Il arrive à la réalité : ào l'intérieur de toout un chacun des Américain le rêve de devenir un jour archimilliardaire (bien évidemment via ce système); mais il continuent tous à compter les jours !

Michael Moor a, en effet, traiter un ancien sujet presque tabou de la finance : l'éthique financière.

http://www.youtube.com/watch?v=IhydyxRjujU

PS.: link to Crise Financière

2009-11-27

Le feu couve dans la planète finance : L'émirat de Dubaï au bord de la faillite

Lesté de 80 milliards de dollars de dettes, Dubaï semble au bord de la faillite. Mercredi, l'une des holdings les plus importantes de l'émirat, Dubaï World, propriétaire via ses filiales immobilières, du gigantesque complexe hôtelier construit sur une île artificielle en forme de palmier, a demandé à ses créanciers un sursis pour renégocier l'intégralité de ses dettes, soit 59 milliards de dollars ! Il ne compte plus rien rembourser avant le 30 mai afin de mener à bien cette restructuration, ce qui suppose de ne pas honorer les prochaines échéances (9 milliards de dollars dus dans les quatre mois qui viennent).

Aussi désespérée qu'inattendue, cette requête a affolé les marchés. Le prix de la couverture contre un défaut de paiement de la dette souveraine de Dubaï (CDS) a bondi, hier, de 111 points de base, pour atteindre 429 points. Le flamboyant émirat pointe ainsi au sixième rang mondial des États les moins solvables de la planète, d'après l'agence Bloomberg. Indicateur clé des risques de faillite, le coût du CDS de Dubaï a plus grimpé en un mois que l'avait fait celui de l'Islande, en octobre 2008, en pleine tourmente financière.

Effet de domino ! Effet boule de neige.

Les Bourses asiatiques poursuivaient leur repli vendredi. Tokyo a chuté de plus de 3,0% en clôture, tandis que Hong Kong reculait de 3,45% à la mi-séance. Shanghai affichait un repli de 1,05% à la mi-séance. Séoul a terminé sur une dégringolade de 4,69%.

Le Dow Jones cède 1,48% à 10310 points et le Nasdaq Composite -1,68% à 2138 points. Les marchés américains ont ouvert aujourd'hui pour une demi-journée au lendemain de Thanksgiving.

Le CAC40, pénalisé hier par l'inciedent Dubai, a repris aujourd'hui à la hausse et suite aux assurrences d'Abou Dhabi (le grand frère de l'emarat de Dubai) qu'il viendra en rescousse de Dubai en achetant des obligations.

2009-09-01

GMAIL is down !

The google mail, Gmail, is down.

At 10:40 pm, the financial news channel Bloomberg mentions that Google communicate that the service will be restored in 2 hours.

This inconvenience push us to wonder about the limit of the high availability in IT.

2009-08-07

Et si les crises financières n'étaient pas nouvelles ?


Crise, Crise, Crise… Crise financière, crise économique. Une crise dévastatrice qui a dépassé le périmètre de l’économie virtuelle pour toucher l’économie réelle. Les taux de chômage sont en hausse partout dans le monde. Aucun ne fut épargné ; ni les pays émergeants, ni les pays sous développés. De Sydney à New York et en passant par Hong Kong, El Manama, Francfort et Londres aucun n’a réussi à éviter la crise. Ni les formules sophistiquées de calcul du risque, la VAR en tête de liste, ni les réformes réglementaires récentes, Bale 2 et Mifid pour ne citer que ces deux, n’ont réussi à nous aviser d’un effondrement quasi-total des principales places financières mondiales ; un effondrement qui s’est propagé comme une épidémie. Une Crise, à échelle planétaire, qui a réussi à fragiliser monnaie, budget et établissements bancaires. Une crise qui, bizarrement et pour la première fois, a poussé Européens Américains et pays émergeants (notamment ceux qui ont réussi à s’échapper de la mondialisation) à se mettre sur une même table et à mettre en question le modèle économique planétaire voire même les notions mêmes du capitalisme… Stop ! Et si les crises en finance ne sont pas nouvelles ; et s’il s’agit d’un phénomène récurrent et d’une maladie chronique qui se sont aiguisés grâce à l’incarnation de l’économie du marché et de la mondialisation ? Analysons en revenant aux vieux registres de la finance. Tirons les leçons des « Loose Story » du passé afin de mieux gérer la crise d’aujourd’hui. Posons les bonnes questions pour trouver les bonnes réponses.

Les toutes premières crises de la Finance

L’année 1620 connut la première crise financière de l’histoire. Grâce à son port et son emplacement géographique, Gêne était un hub commercial pour la marchandise venant du monde entier notamment du continent Américain (surtout l’or et l’argent venant de l’Amérique). Les Lombards, alors reconnus pour leurs qualités de comptables et de spéculateurs se spécialisaient dans l’activité du crédit et finançaient les princes d’Europe aussi bien que les industriels du textile. La récession de l’activité venue de l’Espagne fragilisait brusquement la position de Gêne en tant que centre de capitalisme en provoquant une pénurie de ressources et de mains d’œuvre. Gêne se voyait, alors, dépassée par Amsterdam. Depuis, les écarts en volumes d’échanges et de niveau de vie se sont creusés entre les pays nordiques, le Pays-Bas comme centre, et les pays du bassin de la Méditerrané.

Que ce soit à Londres ou à New York, ces crises ont été suivies par une restructuration des deux places financières et la création d’institutions financières à savoir la banque centrale à la City et la réserve fédérale à Washington.

En 1637, Amsterdam connut à son tour une crise financière. Les hollandais, connus par le commerce des bulbes de tulipe (fleur originaire de Constantinople), créèrent les premiers contrats à termes (contrats d’achats notariés entre deux acheteurs s’effectuant à la fin de la saison) et une bourse de commerce où se négociaient ces contrats de vente des bulbes de tulipe. Le but était de faire face aux demandes croissantes des bulbes et aux cycles de culture de la fleur. La spéculation sur ce produit de lux était tellement poussée au point que certaines variétés se négociaient jusqu’à vingt fois le salaire annuel d’un artisan. La crise (la tulipomanie) se déclencha en Février 1637 lorsque le cours des bulbes connut un effondrement brutal. En conséquence, plusieurs contrats à termes n’ont pas été honorés et un nombre important d’individus et d’institutions ont fait faillite. Ainsi, la politique expansionniste qui favorise la spéculation et néglige le risque (les autorités finissaient par retirer la clause d’obligation d’achat des contrats à termes de la tulipe) a prouvé ses limites et a fini par créer la première bulle spéculative de l’histoire qui a fait effondrer tout le système.

En 1717, afin de diminuer ses charges de dettes, le gouvernement Britannique échangea avec la Compagnie des Mers du Sud (South Sea Company) 10 millions de Livres en bons de trésor d’état contre des actions de la compagnie rémunérés à 6% et contre l’octroie à la dite compagnie du monopole des échanges commerciaux avec les colonies espagnoles en Amérique. En 1719, la Compagnie de Mers du Sud détenait déjà 11.7 % de la dette de la Grande Bretagne. Suite à la propagation de rumeurs quant au volume d’activité de la compagnie Londonienne, les cours de la compagnie s’envolaient pour passer de 128£ en Janvier 1719 à plus de 900£ en 1920. Cette frénésie spéculative poussait les investisseurs à s’intéresser aux actions de la Compagnie des Mers du Sud et à d’autres actions. Mais à l’atteinte du seuil psychique de 1000£, le marché se retournait brutalement et le cours de l’action s’effondrait à 150£. L’éclatement d’autres bulles à Paris et à Amsterdam ruinait les investisseurs qui ont acheté des actions à crédit et les banques qui ont prêté sur gage d’actions. Conséquences : la compagnie passa sous le contrôle de l’état, ses dirigeants furent été jugés, le parlement fut été dissous et le gouvernement décida de structurer les activités de la City.

Avec le soutien du parti démocrate, le président des Etats-Unis d’Amérique Andrew Jackson décida en 1836 de subordonner la vente des terres de l’état à un payement en métaux précieux au lieu des billets de banque. Le but de la loi était de responsabiliser les banques qu’ils accusaient de créer de l’inflation et de la spéculation en mettant en circulation des billets non couverts par des réserves de métaux. Cette décision constituait un frein devant les investisseurs étrangers, notamment les Anglais, pour l’achat de terres d’état. En 1837, lorsque la banque Centrale d’Angleterre décida d’augmenter ses taux sur les dépôts, les capitaux fuirent les Etats-Unis vers la Grande Bretagne où les placements sont devenus plus attractifs. Cette crise est connue par « la panique de 1837 ». Les analystes l’expliquent par l’erreur de diagnostique de Jackson qui expliquait l’inflation par l’excès de billets de banques américaines alors qu’elle était due à l’importance des flux des capitaux britanniques. Deux mois seulement après le déclenchement de la crise, on estimait à 100 millions de Dollars le total des faillites à la seule ville de New York. Pire encore, le système bancaire des Etats-Unis subit, un choc duquel il ne se remet jamais totalement : sur les 845 banques Américaines existantes à l’époque, 343 fermèrent leurs portes et 62 firent une faillite partielle. D’ailleurs, la place Américaine ne se remet debout que suite à la crise Londonienne de 1890 qui a entrainé l’émergence de Boston comme cœur de l’économie mondiale et de Wall Street comme centre financier planétaire. Que ce soit à Londres ou à New York, ces crises ont été suivies par une restructuration des deux places financières et la création d’institutions financières à savoir la banque centrale à la City et la réserve fédérale à Washington.

Les crises du XXème siècle

Si le XIXème siècle a connu la création de la plus part des grandes banques américaines d’aujourd’hui notamment J.P. Morgan, Rockefeller, Chase, City, Lehman Brothers, Morgan Stanley, le XXème siècle a connu la « guerre mondiale des banques ». Dès l’avènement du XXème siècle, les institutions américaines se sont devenues des instruments de collecte massive de l’épargne et de placement de titres et elles commencèrent à se substituer aux banques britanniques : Elles prêtaient généreusement en Amérique et aux quatre coins du monde et elles mêlaient investissement et dépôt. Rassurée par la croissance de la valeur de son portefeuille boursier, la classe moyenne n’hésitait pas à s’emprunter au-delà de ses capacités réelles et elle affichait un engouement pour l’immobilier en Floride. Le système financier, d’or et déjà déséquilibré et instable, finit par s’écrouler à la suite de la constitution du cartel des grandes compagnies pétrolières (les sept soeurs) en 1928 : la constitution de ce cartel a fait grimper le prix de l’essence et a effondré la production automobile. Le long de l’année 1929, la crise s’aiguisait aux Etats-Unis et se propageait pour atteindre d’autres économies : la dette américaine a frôlé les 300%, 345 banques américaines fermaient les 6 premiers mois et 4000 déclaraient faillite dans l’année, le 24 Octobre à la mi-journée le Dow Jones affichait un recul de 22,5 %, les petits porteurs se bousculaient à Wall Street pour y brader leurs actions, l’Allemagne de Weimar déjà ruinée par la guerre tomba en une longue déprime. La même année, la crise financière donna naissance à une crise économique avec une forte hausse du chômage estimée à 25%. Chaque pays chercha, alors, son salut dans les mesures de protectionnisme ; à titre d’exemples, l’Allemagne instituait un contrôle total des changes et un groupement de pays européens créait une zone Sterling pour mettre fin à la convertibilité Or de la Livre Sterling (Fin du GES). Malgré les efforts du président Roosevelt, les Etats-Unis ne se libèrent de la crise de 1929 qu’à leurs entrées à la deuxième guerre mondiale. Au 1er juillet 1944, le monde prit conscience de l’importance de l’instauration d’une organisation monétaire mondiale et de l’urgence de favoriser la reconstruction et le développement des pays touchés par la guerre : la conférence de Bretton Woods donna naissance à des accords internationaux qui ont dessiné les grandes lignes du système financier de nos jours. Les deux protagonistes principaux de cette conférence ont été John Maynard Keynes, qui dirigeait la délégation britannique, et Harry Dexter White, assistant au secrétaire au Trésor des Etats-Unis. Les accords de Bretton Woods stipulent l’organisation du système monétaire mondial autour du Dollar Américain avec un rattachement nominal à l’or et la création de deux organismes de stabilisation à savoir la Banque Mondiale (formé de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement -- BIRD et l’Association Internationale de Développement -- IDA) et le FMI (le Fond Monétaire International). Ces organisations ont été construites sur les dépôts des Etats membres. Un troisième organisme aurait dû être créé ; mais en l'absence d'accord, il ne verra le jour qu'en 1995 avec la création de l’organisation mondiale du commerce (OMC) et suite aux cycles de négociations du General Agreement on Tariffs and Trade (GATT). Les accords de Bretton Woods n’ont été abandonnés en partie qu’à l’abondement des taux de change fixes en 1971 suite à la crise de change qu’a connu le monde.

Le Lundi 6 Octobre 2008 (the Black Monday) a prouvé que, mondialisation et économie de marché aidant, aucun pays n’est à l’abri des turbulences du monde de la finance : Paris CAC 40 (-9,04%), USA Dow Jones (-6,07%), London FTSE (-7,85%), Francfort DAX (-7,07%), Riad TASI (-9,81%), Dubaï DFM (-7,61%), Abou Dhabi ADSM (-5,61%), Johannesburg JSE (-7,30%), Moscow RTS (-19,10% et la cotation a été interrompue trois fois au cours de la journée), Tunis TUNINDEX (-4,88) et Casablanca MASI (-2,30%).

Les crises récentes

Ces quarante dernières années, le monde connut quatorze crises financières soit une moyenne d’une crise toutes les 2,85 années. De la crise de change de 1971 à la crise financière planétaire de 2008, qui s’ajouta à la crise des subprimes, en passant par la crise des Saving & Loans (caisses d’épargne Américaines) de 1986 et la crise financière de l’Asie de 1997, le monde de la finance a trouvé du mal à digérer des crises dont l’étendu et l’envergure ont menacé les pays émergeants aussi bien que les pays développés. D’ailleurs, à titre d’exemple, la crise de la dette des pays du sud en 1982 a bouleversé l’économie mondiale dans son ensemble et l’éclatement de la bulle boursière Internet à Wall Street de l’année 2000 a failli exterminer de la carte NTIC des multinationales trop surévaluées sur le marché américain et des sous-traitants et des constructeurs asiatiques trop dépendant de ces dernières. D’autres scandales financiers tels que l’affaire Nick Leeson (Marché à terme à Singapore, un trou de 1,1 milliard d’euro sur le SIMEX) en 1995 et l’affaire Jérôme Kerviel (Produits dérivés, une perte de 4,9 milliards d’Euro à la Société Génerale Investment & Corporate Banking) en 2008 ont montré que les procédures de contrôle actuel sont très insuffisantes. Pire encore, la turbulence récente qu’a connu le monde de la finance avec le sauvetage et la nationalisation des banques (Dexia, Northern Rock, IKB, Sachensen LB) et la faillite de Lehman Brothers ont montré la fragilité des banques notamment les banques non universelles. Le Lundi 6 Octobre 2008 (the Black Monday) a prouvé que, mondialisation et économie de marché aidant, aucun pays n’est à l’abri des turbulences du monde de la finance : Paris CAC 40 (-9,04%), USA Dow Jones (-6,07%), London FTSE (-7,85%), Francfort DAX (-7,07%), Riad TASI (-9,81%), Dubaï DFM (-7,61%), Abou Dhabi ADSM (-5,61%), Johannesburg JSE (-7,30%), Moscow RTS (-19,10% et la cotation a été interrompue trois fois au cours de la journée), Tunis TUNINDEX (-4,88) et Casablanca MASI (-2,30%). Une telle panique, conjugué à l’absence de confiance qui a régné sur le marché interbancaire international à la fin de l’année 2008 a montré que l’avenir de la planète finance se joue sur un fil de rasoir.

Des leçons, des conséquences et des interrogations

En revenant sur les différentes crises énumérées ci-dessus, nous remarquons que la l’effondrement brutal d’une activité backbone d’une économie entraine la dés-stabilisations du système monétaire et financier. D’où l’intérêt de la diversification de l’économie et des marchés.

En temps d’un Tsunami financier désastreux, le magma d’idées et d’interrogations est un premier pas vers la résolution. Aujourd’hui, partout dans le monde on parle d’ « éthique financière », de moyens efficaces qui nous permettent d’empêcher le transfert du risque et de garantir la fluidité du marché interbancaire et l’équilibre entre le volume des emprunts sur le marché bancaire et le marché boursier.

Plusieurs crises ont prouvé que la politique expansionniste et la ruée effrénée vers l’enrichissement se traduit, effet iceberg aidant, par une bulle spéculative. De mêmes les politiques permissives des banques et l’engouement affiché à l’économie virtuelle et aux montages et aux produits financiers complexes à haut risque (notamment les Black-Scholes et les Junk Bonds) fragilise le système financier et monétaire.

Last but not least, les paradis fiscaux et l’absence d’une politique financière et monétaire commune et/ou l’incapacité des institutions financières internationales à faire passer et à faire respecter les réglementations qu’elles dressent renforcent l’inégalité de la distribution de la richesse, approfondissent le gap entre le Nord et le Sud, fragilisent les économies sous développées et privent les économies développées de plusieurs opportunités de croissance notamment en période de crise.

D’autres conséquences de la crise financière que nous vivons peuvent être qualifiées de métamorphoses. A titre d’exemples, nous citons la révision de la rémunération des traders et l’élargissement du club des décideurs de la planète finance à 20 Etats pour inclure le Brésil, l’Arabie Saoudite et l’Afrique du Sud et ce à la recherche d’une meilleure gouvernance.

En temps de crise, il est important de poser les bonnes questions et de rester méfiant ; d’ailleurs, l’embellie qu’a connue les bourses internationales ces deux derniers mois nous donne droit à l’espoir mais elle est loin d’être rassurante. Sommes-nous devant une maladie chronique qui exige une vaccination voire même la recherche d’un nouveau vaccin qui arrête le mal engendré par la défaillance de nos anticorps ? Sommes-nous devant un mal sécuritaire où seules la vigilance et la veille continues sont les remèdes exactement comme c’est le cas pour les virus informatiques dont la virilité et l’étendu de la contamination sont méconnues et imprévisibles ? Désormais, en temps de grippe porcine et de bourses électroniques, l’évocation des registres médical et informatique s’impose.

dans l’attente d’un éclaircissement du paysage de la finance à l’échelle planétaire, toute bonne nouvelle est désormais « a pencil of light in the darkness » et en espérant aboutir à un système financier et monétaire plus équilibré contentons nous de dire « Small is beautiful, but safer is charming » !

En temps d’un Tsunami financier désastreux, le magma d’idées et d’interrogations est un premier pas vers la résolution. Aujourd’hui, partout dans le monde on parle d’ « éthique financière », de moyens efficaces qui nous permettent d’empêcher le transfert du risque et de garantir la fluidité du marché interbancaire et l’équilibre entre le volume des emprunts sur le marché bancaire et le marché boursier. On parle, également, de l’expérience des Japonais qui ont réussi à survivre avec un Nikkei en baisse et une économie en récession depuis vingt ans.

« Small is beautiful »

Devant une machine financière mondiale grippée faut-il sourire au moindre faisceau de soleil afin d’éviter une dépression accablante ? Devant un modèle capitaliste à réviser et une politique économique basée sur la mondialisation (malgré tout le bien qu’elle nous a apporté la mondialisation), sommes-nous devenus nostalgiques à des vieux adages du genre « Small is beautiful ».

A l’échelle régionale, grâce à une politique financière prudente et des marchés maitrisés, Tunisie Maroc et Egypte ont réussi à résister à la crise financière. Mieux, le gouvernement Tunisien a eu le mérite de lever des fonds en pleine crise : l’appel d’offre international d’octroi d’une nouvelle licence de téléphonie globale a suscité l’intérêt des opérateurs Turcs, Français et Moyens Orientaux. De plus, peu de temps après l’annonce du consortium gagnant (Divona/Orange), le patron d’Orascom Najib Sawaris a annoncé l’introduction de son entreprise Tunisienne, Tunisiana, au marché principal de la bourse de Tunis avant la fin de l’année en cours. Les marocains, champions du tapage médiatique, espèrent enregistrer en tourisme les mêmes résultats des années précédentes : leur slogan innovateur « la Maroco-thérapie» fait déjà parler de lui. La crise financière planétaire est elle une opportunité réelle pour les économies émergeantes pour mieux négocier leurs transactions ? Est-elle, au même, temps une occasion pour les pays développés pour stimuler la croissance et tisser des relations de voisinage de type gagnant-gagnant ? Wait and See !

En définitive, dans l’attente d’un éclaircissement du paysage de la finance à l’échelle planétaire, toute bonne nouvelle est désormais « a pencil of light in the darkness » et en espérant aboutir à un système financier et monétaire plus équilibré contentons nous de dire « Small is beautiful, but safer is charming » !