Standard & Poor's a abaissé de trois crans la note de la dette souveraine de la Grèce, jugeant le risque de défaut accru. Soit la plus faible note accordée par S&P à un pays dans le monde (de "B" à "CCC", et l'a assortie d'une perspective négative). Désormais, un pays de la zone Euro est de même crédibilité financière que l'Angola ou le Bangladesh. La note est reflète la faillite et le le haut risque de défaut de payement. Et Pourtant, la Grèce a emprunté aujourd'hui 1,625 milliard d'euros à six mois, à un taux de 4,96% en légère hausse par rapport à celui qu'elle avait obtenu lors de la dernière émission similaire d'obligations il y a un mois, a annoncé l'agence de la dette publique. Ceci dit que les investisseurs croient tjrs à un plan de sauvetage renforcé de la part de l'UE.
Trois solutions sont aujourd'hui sur la table des financiers tunisiens :
Rééchelonnement des remboursements
Cette solution a été formulée hier par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, et semble tenir la corde. Ce dernier propose aux créanciers privés d'échanger les obligations d'Etat grecques en circulation contre des obligations à maturité rallongée de sept ans. Le ministre part du principe que les créanciers privés doivent apporter « une contribution chiffrée et substantielle à l'effort de soutien » à la Grèce. Wolfgang Schäuble ajoute que ces détenteurs privés de titres de la dette grecque doivent être laissés libres d'adopter ou pas cette solution. L'Association bancaire allemande n'est pas opposée à cette proposition. Les banques allemandes et françaises détiennent près de 70 % de la dette grecque contractée à l'étranger. Hier, l'entourage de Jean-Claude Juncker affirmait que cette solution emportait l'adhésion de la quasi-unanimité des pays de la zone euro. Derrière l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande, l'Autriche, le Luxembourg et la Slovaquie seraient favorables à la solution allemande. Problème : l'échange de dette a toutes les chances d'être qualifié de défaut par les agences de notation car elles sont pénalisantes pour le créancier. Or, un défaut pourrait affecter en chaîne les autres dettes européennes. Il mettrait aussi à genoux le système bancaire grec, riche en dette domestique. La BCE, qui détient 45 milliards d'euros d'obligations d'Athènes, est farouchement opposée à l'idée de Wolfgang Schäuble.
renouvellement des prêts
Connue sous le nom d' « initiative de Vienne », cette solution est préconisée par la France. L'Italie et l'Espagne la suivraient. La BCE et le FMI n'y seraient pas opposés. L'initiative de Vienne se fonde sur l'engagement volontaire des créanciers privés de renouveler leurs prêts pour des titres de même durée dès que les obligations qu'ils détiennent arrivent à échéance. Les agences de notation préviennent que même cette issue pourrait être taxée de défaut. Elles doutent du caractère réellement volontaire d'une telle initiative. Bart Oosterveld, le responsable du risque souverain chez Moody's, déclare qu'« il est difficile d'imaginer que, dans les circonstances actuelles, les créanciers privés pourraient faire volontairement une chose pareille». Pourtant, plusieurs experts, à l'image de Jean-François Robin, chez Natixis soulignent que le volontariat pourrait être encouragé par des éléments incitatifs : les taux d'intérêt pourraient être sensiblement plus élevés que les actuels. Ou encore les revenus des privatisations qu'Athènes réalisera pourraient être utilisés en garantie des nouveaux titres de la dette grecque émis par syndication. Les experts comptent au minimum sur un renouvellement des prêts de 30 milliards d'euros dans les trois ans. « C'est du maquillage qui ne permettrait que de gagner du temps », objecte un analyste de crédit. Un maquillage qui aurait pourtant l'avantage d'être indolore pour les banques grecques et européennes.
refinancement intégral par le fmi et les européens
La solution préférée par la BCE serait de financer l'intégralité des besoins de la Grèce par de nouveaux prêts du Fonds européen de stabilité financière et ou par des prêts bilatéraux, sur le modèle du programme d'aide actuel. Le tout en échange d'engagements stricts et vérifiables d'Athènes à accomplir tout le nécessaire pour redresser les comptes publics, en particulier un programme très ambitieux de privatisations. Cette solution est en perte de vitesse. Elle se heurte à l'hostilité des parlements des pays les mieux notés par les agences de notation à un soutien trop généreux aux pays dits du « Club Med ».
défaut de la dette
Cette solution est écartée par tous les protagonistes, Grèce en tête. En revanche, la réduction du montant remboursé de la dette (« hair-cut ») a bonne presse auprès des fonds spéculatifs et des banques d'affaires anglo-saxonnes. Ceux-ci sont les grands acteurs du marché de gré à gré des contrats d'assurance contre le défaut de la dette, les « Credit Default Swaps » (CDS).
Cette solution a été formulée hier par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, et semble tenir la corde. Ce dernier propose aux créanciers privés d'échanger les obligations d'Etat grecques en circulation contre des obligations à maturité rallongée de sept ans. Le ministre part du principe que les créanciers privés doivent apporter « une contribution chiffrée et substantielle à l'effort de soutien » à la Grèce. Wolfgang Schäuble ajoute que ces détenteurs privés de titres de la dette grecque doivent être laissés libres d'adopter ou pas cette solution. L'Association bancaire allemande n'est pas opposée à cette proposition. Les banques allemandes et françaises détiennent près de 70 % de la dette grecque contractée à l'étranger. Hier, l'entourage de Jean-Claude Juncker affirmait que cette solution emportait l'adhésion de la quasi-unanimité des pays de la zone euro. Derrière l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande, l'Autriche, le Luxembourg et la Slovaquie seraient favorables à la solution allemande. Problème : l'échange de dette a toutes les chances d'être qualifié de défaut par les agences de notation car elles sont pénalisantes pour le créancier. Or, un défaut pourrait affecter en chaîne les autres dettes européennes. Il mettrait aussi à genoux le système bancaire grec, riche en dette domestique. La BCE, qui détient 45 milliards d'euros d'obligations d'Athènes, est farouchement opposée à l'idée de Wolfgang Schäuble.
renouvellement des prêts
Connue sous le nom d' « initiative de Vienne », cette solution est préconisée par la France. L'Italie et l'Espagne la suivraient. La BCE et le FMI n'y seraient pas opposés. L'initiative de Vienne se fonde sur l'engagement volontaire des créanciers privés de renouveler leurs prêts pour des titres de même durée dès que les obligations qu'ils détiennent arrivent à échéance. Les agences de notation préviennent que même cette issue pourrait être taxée de défaut. Elles doutent du caractère réellement volontaire d'une telle initiative. Bart Oosterveld, le responsable du risque souverain chez Moody's, déclare qu'« il est difficile d'imaginer que, dans les circonstances actuelles, les créanciers privés pourraient faire volontairement une chose pareille». Pourtant, plusieurs experts, à l'image de Jean-François Robin, chez Natixis soulignent que le volontariat pourrait être encouragé par des éléments incitatifs : les taux d'intérêt pourraient être sensiblement plus élevés que les actuels. Ou encore les revenus des privatisations qu'Athènes réalisera pourraient être utilisés en garantie des nouveaux titres de la dette grecque émis par syndication. Les experts comptent au minimum sur un renouvellement des prêts de 30 milliards d'euros dans les trois ans. « C'est du maquillage qui ne permettrait que de gagner du temps », objecte un analyste de crédit. Un maquillage qui aurait pourtant l'avantage d'être indolore pour les banques grecques et européennes.
refinancement intégral par le fmi et les européens
La solution préférée par la BCE serait de financer l'intégralité des besoins de la Grèce par de nouveaux prêts du Fonds européen de stabilité financière et ou par des prêts bilatéraux, sur le modèle du programme d'aide actuel. Le tout en échange d'engagements stricts et vérifiables d'Athènes à accomplir tout le nécessaire pour redresser les comptes publics, en particulier un programme très ambitieux de privatisations. Cette solution est en perte de vitesse. Elle se heurte à l'hostilité des parlements des pays les mieux notés par les agences de notation à un soutien trop généreux aux pays dits du « Club Med ».
défaut de la dette
Cette solution est écartée par tous les protagonistes, Grèce en tête. En revanche, la réduction du montant remboursé de la dette (« hair-cut ») a bonne presse auprès des fonds spéculatifs et des banques d'affaires anglo-saxonnes. Ceux-ci sont les grands acteurs du marché de gré à gré des contrats d'assurance contre le défaut de la dette, les « Credit Default Swaps » (CDS).




























