2012-05-22

Et si la Grèce sortait de l'Euro

La sortie de la Grèce de la zone Euro pourrait avoir de mauvaises conséquences sur dans l'immédiat et de bonnes conséquences au moyens termes. Par contre, son maintient dans la zone Euro, ne pourrait avoir que des conséquences négative pour le pays (on injecte de la liquidité dans un système en faillite sans qu'il y ait de la croissance).
Pour l'Europe, le cout de la sortie a été déjà presque intégré à la valorisation des banques; et donc ceci ne pèsera plus comme c'était il y a un an. Pour l'economie grecque, la sortie aura certainement un effet dévastateur sur les banques, l'economie et l'inflation; mais un retour assez rapide vers la croissance purrait être constaté notamment grace à la forte dépréciation de la monnaie du pays : tourisme, fret, argricultre et exportation pourraient bondir rapidement. certes la Grèce dévaluerait mais avant il faut qu'elle convertisse ses créances en Drachme (90% de la dette privée est sous droit national). Un peu comme en Argentine en 2001, il y aura à court terme une récession car la fermeture du marché des capitaux oblige à résorber immédiatement le déficit. L'économie étant mono spécialisée il faudra donc une forte dévaluation. Certains économistes estiment à 70% la dévaluation nécessaire. Dans ces conditions, l'inflation augmenterait et le revenu baisserait. Mais au bout de 6 mois, la situation pourrait s'améliorer très rapidement comme en Argentine. La monnaie serait de nouveau acceptée et l'inflation maîtrisée. 
L'essentiel des commentateurs évoque le vocable de contagion ou risque systémique relié à la sortie de la sortie de la Grece de la zone Euro. Mais, ici le problème serait d'éviter la contagion, le risque d'illiquidité bancaire, et d'insolvabilité des Etats. Mais la contagion existe déjà au sein même de la zone euro, il suffit de voir l'évolution des spreads pour s'en convaincre. En revanche si la Grèce rétablit sa monnaie, la perte pour la Grèce est liée à la dette libellée en euro multipliée par la dépréciation. Mais si elle reste dans la zone euro, le coût est la valeur de l'aide à verser à la Grèce et rien ne dit que ce montant actualisé soit forcément inférieur à la dette libellée en euro multipliée par la dépréciation. De Plus, il n'existe pas d'Europe politique ce qui complique toujours davantage l'appel à la solidarité dans une région ou les taux de croissance avoisinent zéro et où aucune perspective réjouissante en termes de croissance n'est envisageable en Grèce. Ces trois derniers points alignés montrent que ces aides deviennent tout simplement de moins en moins crédibles. 
Désormais, la sortie de la Grèce de la zone Euro pourrait, donner des espoirs de croissances.
Y a t il vraiment d'autres risuqes à prendre en compte ?
oui, notamment un flux migratoir massif des jeunes compétences du pays et ce de la m façon que c'était le cas pour la Russie à la fin de l'epoque sovietique ou d'autres pays ayant subis des guerres ou des crises agonisante. Naturellement, un tel scenario n'est pas du tout souhaité par l'Europe qui connait en ces temps des taux de chomage deja assez élevés.
Encore une fois, l'avenement d'une crise dans un environement assez tendu entraine la montée des politiques nationnalistes. En revenant sur le registre de l'histoire, de telles situations sont favorables pour le declenchement d'affrontements armés et c bien cela la veritable crainte (m s'il s'agit d'un cas extreme). De toutes façon, on assiste sans aucun doute à une faillite annoncée du modele de la gouvernance mondiale (cencé favoriser la paix et la croissance).
Encore, l'échec d'une Grece sortie de l'Europe à revenir à la croissance aurait des consequences désastreuses (scenario possible si on sait que ce pays presente la particularité d'avoir des ressources fiscales assez faibles - due à la fraude fiscale- et que la majorité des echanges commerciaux se font en liquide -ce qui rend le controle extremement difficile notamment ds un contexte où l'etat est affaibli-) : il peut assister à une sorte de guerriat entre différends courants politiques/ideologique ou une vente à rabais des principales entreprises rentables de l'état (les telecoms par exemple qui intéressent les Allemands).

2011-11-23

L'Allemagne peine à lever des fonds ! Est il le signal de Trop ?

L'éclatement de l'Euro n'est plus un tabou 
 
L'Allemagne a été à son tour victime mercredi de la crise de la dette, signe d'une aggravation de la défiance à l'égard de la zone euro, en dépit des efforts de Bruxelles pour relancer le débat sur les euro-obligations ou la gouvernance économique en Europe.
Première puissance économique européenne, principal bailleur de fonds pour les pays en crise de la zone euro, la locomotive allemande de l'Europe peine elle aussi à convaincre les investisseurs.
La dernière émission de l'année de l'emprunt de l'Etat allemand, le "Bund", un titre qui fait référence pour tout le marché européen, n'a pas trouvé complètement preneur. Berlin n'a réussi à placer que 3,6 milliards d'euros contre une offre de départ de 6 milliards d'euros, soit 60% seulement du montant qu'elle espérait.
L'annonce de ce piètre résultat a immédiatement porté un coup dur à l'euro, contribuant à le faire tomber sous les 1,34 dollar en fin de matinéedu Mercredi 23/11.
L'éclatement de la zone Eiro n'est desormais plus un tabou ! "Sans une gouvernance économique renforcée, il sera difficile sinon impossible de maintenir une monnaie commune", a dit José Manuel Barroso. Mais, quant est il de la souvereniete des etats membres ?
 En France, sur le plan économique, selon le cabinet de recherche Markit, l’activité des entreprises du secteur privé français a diminué pour le deuxième mois consécutif en novembre. Le taux de contraction fléchit cependant par rapport au niveau élevé enregistré en octobre et affiche un niveau modéré. A 48.7, l’Indice Flash Composite Markit de l’Activité Globale en France se maintient sous la barre du 50 du sans changement, mais se redresse toutefois par rapport au plus bas de deux ans et demi (45.6) observé le mois dernier. Cette amélioration de l’indice titre résulte d’un ralentissement de la contraction de l’activité dans le secteur des services en novembre.  
Par ailleurs, l’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, a perdu deux points entre octobre et novembre. Il a baissé de 16 points depuis juillet et se situe désormais à 93 points, significativement en dessous de sa moyenne de longue période (100). Le climat conjoncturel se détériore dans tous les secteurs : les indicateurs synthétiques du climat des affaires baissent de deux points en un mois dans l’industrie, dans le commerce de détail et dans les services, de un point en un mois dans le bâtiment et de quatre points en deux mois dans le commerce de gros. Parallèlement, l’indicateur de retournement reste dans la zone défavorable dans laquelle il avait basculé en septembre. Les indicateurs de retournement sectoriels restent tous dans une zone défavorable. 

2011-10-31

La crise des dettes de la zone Euro est loin d'être résolue : le PM Greque décide un référendum

Les inquiétudes sur l'avenir de la zone euro, et plus particulièrement sur la dette italienne, semblent ressurgir ce lundi, malgré les décisions prises à Bruxelles, jeudi dernier tôt dans la matinée. Paris a terminé à -3,16%, Francfort à -3,23%, Madrid  à - 2,92% et Milan a clôturé à -3,82%. La morosité a gagné Wall Street : le Dow Jones a cédé 2,26% et le Nasdaq 1,93%. Première ce lundi : l'un des plus grands noms du courtage aux Etats-Unis, victime de la crise de la dette européenne, sur laquelle il avait massivement parié. Alors que le président chinois Hu Jintao, s'est déclaré «convaincu», son homologue américain Barack Obama a annoncé qu'il verrait Sarkozy et Merkel en tête-à-tête en marge du G20, jeudi.
A la surprise générale, le premier ministre grec George Papandréou annonce un référendum sur le plan Européen d'aide à la Grèce. Nicolas Sarkozy est consterné cette annonce. Le président français croyait avoir réglé le cas de la faillite de la Grèce et de la recapitalisation des banques lors du conseil européen de mercredi, tout en sachant qu’il fallait renforcer le fonds européen de stabilité financière et s’assurer que l’Italie n’allait pas être gagnée par la contagion de la crise. Soudain, tout est à recommencer. « Le geste des Grecs est irrationnel et de leur point de vue dangereux », estime un proche du président. M. Papandréou semble avoir été victime d’une rébellion au sein du Pasok, le parti socialiste au pouvoir grec. Le référendum grec, qui reviendrait à approuver le plan de sauvetage européen, n’aurait lieu que cet hiver, sans doute en février. D’ici là, c’est tout le plan décidé à Bruxelles qui s’effondre : comment imaginer que les banques internationales vont accepter d’effacer 50% de leurs créances si les Grecs, par référendum, décident de faire défaut ? Comment imaginer que le Bundestag allemand va voter l’octroi d’aide supplémentaire à ce pays ? Jusqu’à président, Berlin n’a fait valider que le projet de FESF. Côté français, on ne voit donc pas comment la Grèce va pouvoir vivre d’ici à ce référendum, s'il a lieu. Un rejet par la population grecque du plan de sauvetage de Bruxelles signifierait qu’il faut aller plus loin dans l’effacement de la dette d'Athènes et donc prononcer un défaut de ce pays, catastrophique pour toute la zone euro.  De source française, on indique que les Allemands sont stupéfaits et que le FMI découvre lui-aussi ce projet de référendum. Le NON au referendum est synonyme d'un défaut de la Grèce et donc une sortie systématique du pays de la zone Euro et désormais une probable chute de l'euro (autrement dit le scénario catastrophe tant redouté par les pays de la zone Euro; aucun ne pourrait à priori empêcher un effet domino).
L'annonce du premier ministre grecque pourrait avoir un effet de bombe sur les marchés des actions européens : la deuxième moitié de la dette grecque n'est plus garantie et la montée des cours remarquée à la fin de la semaine dernière pourrait très rapidement être absorbée.

2011-10-07

Obama hails Tunisia as "inspiration" of Arab Spring / Obama confirme que la Tunisie a inspiré le printemps arabe




"The United States has enormous stake in seeing success in Tunisia and the creation of greater opportunity and more business investment in Tunisia," Obama said after an Oval Office meeting the Tunisian Prime Minister Beji Caid Essebsi.
"Tunisia has been an inspiration to all of us who believe that each individual, man and woman, has certain inalienable rights," Obama said. "We are deeply encouraged by the progress that has already been made in this short period of time."
"There is a sense in the administration that the United States has a larger stake in Tunisia being a success in the model it could set for other countries," said Jon Alterman, a senior fellow at the Center for Strategic and International Studies in Washington.

2011-10-02

La révolution arabe frappe WallStreet... Des manifestants arrêtés.

Quelque 700 personnes ont été arrêtées hier à New York parce qu'elles bloquaient la circulation sur le pont de Brooklyn, provoquant sa fermeture, pour protester contre le système financier. En dépit du caractère pacifique de la manifestation, "plus de 700 personnes ont été arrêtées. La plupart pour atteinte à l'ordre public", a précisé un porte-parole de la police. Certains des manifestants ont été relâchés après quelques heures tandis que d'autres devaient être détenus 24 heures ou faire l'objet de poursuites.
La manifestation avait débuté dans l'après-midi à Liberty Plaza, dans le quartier de la finance, où campent depuis deux semaines des militants dumouvement "Occupons Wall Street". Des centaines de personnes se sont ensuite dirigées vers le pont de Brooklyn, selon la police qui a précisé que la majorité des manifestants étaient restés sur le trottoir, sans incident.
Des militants d'"Occupons Wall Street", qui s'inspire des mouvements pro-démocratiques du printemps arabe, ont indiqué camper dans un parc du sud de Manhattan pour traduire leur "mécontentement provoqué par l'actuel climat politique et économique". "Nous sommes de toutes les races, tous les sexes, toutes les croyances. Nous sommes la majorité. Nous sommes les 99%. Et, nous ne voulons plus être silencieux", ont-ils expliqué sur leur site internet. Il s'agit du parc Zucotti (occupé depuis le 17 septembre) et ils s'attendent à être rejoint par davantage de participants au cours des mois à venir. Une manifestation dans le même esprit a également eu lieu à Boston, aux abords des bureaux de la Bank of America. Vingt-quatre personnes ont été arrêtées. Selon les organisateurs, 3000 personnes y ont participé.

La veille une vidéo du groupe Anonymous circulait déjà sur la toile. Il s'agit du même groupe de cyber -hackers qui a supporté les révolutionnaire en Tunisie où la première révolution arabe fut lancée.

 

Le groupe a publié le message suivant : AS you may or may not know, many of us are trying to fight corruption by protesting on Wall St. WE are tired of the corrupt bankers destroying the world with their unjust policies, we are tired of the Federal Reserves unconstitutional ways, and we are tired of remaining silent.WE are all fighting for different reasons, but we are all fighting as one. We all thank you for your continuing support, and we ask those who can not make it down to Wall A YouTube video suggests the hacker group Anonymous will join the rally. The strategy behind the protest is to "use the revolutionary Arab Spring tactic of mass occupation to restore democracy in America," Occupy Wall Street explains. The Occupy Wall Street movement will demand an end to "the influence money has over our representatives in Washington." The organizers state:"The time has come to deploy this emerging stratagem against the greatest corrupter of our democracy: Wall Street, the financial Gomorrah of America". By attempting this occupation, the organizers hope to strengthen and amplify their message to D.C. that politicians must begin addressing the problem of special interests' influence on government.

2011-09-11

Cet été, on a l'impression d'avoir subi un 11 Septembre financier

Les journées noires se suivent et se répètent sur les bourses internationales.
Particulièrement, le secteur bancaire mitraillé sur les places internationales.

Plusieurs banques ont une capitalisation qui ne vaut même pas la valeur de leurs actifs mobiliers. (la SG fait -10,58 % aujourd'hui. Elle est à plus de -56 % par rapport au début d'année et à plus de -65 % par rapport à son plus haut annuel. Elle est à moins de 0,15 euro de son plus bas historique (plancher de 17,28 euros).
Les politiciens doivent dire la vérité. Il n'y a pas d'espoir de rebond à court terme.


- La Grèce : le pays n'arrive pas à honorer ses engagements. Sous manque de transparence (notamment quant aux volume exacte des dépenses publiques), le FMI pour l'instant claque la porte. Et on parle de plus en plus de possibilité de mise sous tutelle de la Grèce. Une sortie du pays de la zone Euro n'a pas été exclus; mais ça risque de couter plus chère que la poursuite de soutien : la dépréciation de la dette déjà engagé (au passage à la monnaie locale) et le déclenchement très probable d'autre sortie par effet de boule de neige.

- Crise des dettes et emploi, UE : les marges de manœuvre financiers sont presque épuisées. D'où, on parle de solutions structurelles telles que des mesures fédérales. Mais, ces mesures arrivent trop tard et il faut absolument un temps important pour que ça donne un effet réel (l'arrêt de la vente à découvert en est un exemple).

- Crise des dettes et emploi, USA : le plan choc d'Obama de 447 Milliards de Dollars ne convainc pas les investisseurs. Il est vu comme une annonce purement politique qui n'a aucune chance de passer au congres. Les républicains ne cèderont pas (c'est une façon de les mettre droit au mûr et de pousser les européens vers l'action).

- Banque UE : outre le besoin en re-capitalisation, évoquée par Christine Lagarde, (option difficile; du fait que les dernières OPA sont assez récentes pour plusieurs banques) il pourrait avoir une véritable crise de liquidité. De plus, la basse capitalisation pourrait à terme engendrer un durcissement de l'octroi des crédits par les banques.

- Le président Français, la chancelière allemande et le président américain sont devant des échéances électorales proches. Et donc toute mesure faite dans la douleur est incontestablement très impopulaire.
- La date du 20 Septembre (Fed et G20) pourrait être d'une importance cruciale

Sur les marchés, les spéculateurs désertent de plus en plus le marché des actions (notamment les bancaires) en faveurs des fonds des pays émergents (Inde et Chine en tête) et l'or (marché des matières première). Une façon pour limiter la casse.


D'autres part, les états unis ont jusqu'à nouvel ordre perdu leurs statut de moteur de l'économie internationale. Aussi, il faut rappeler que l'étape que nous vivons est, certes, celle de la fin de la mondialisation (en tant que doctrine économique; sans qu'il y aurait dans l'immédiat une nouvelle doctrine alternative). Le résultat c'est qu'il y a eu des pays qui se sont échappés de la mondialisation, des pays qui ont en profité pleinement et d'autre qu'ils ont subi. Le cas de l'Irlande, du Portugal, de la Tunisie et de l'Égypte sont, à mon sens, des cas limitrophes.
A l'approche des évènements du 11 Septembre, on l'impression d'avoir subi un 11 Septembre financier cet été.

2011-08-18

Les bourses de la planète dévissent sur fond de crainte sur la croissance dans le monde

La journée était cauchemardesque sur les Bourses mondiales. La tempête qui affecte les places financières depuis environ un mois a redoublé d'ampleur : l'indice large paneuropéen, le Stoxx 600, a chuté de 4,77 %, son plus fort recul depuis mars 2009. Depuis le début du mois, il a perdu presque 15 %. Le CAC 40 a dégringolé de 5,48 %, effaçant la quasi-totalité de son rebond du debut d ela semaine. Francfort a plongé de 5,82 %, du jamais-vu depuis 2008. Stockholm a même fondu de 6,73 %. L'ouverture dans le rouge de Wall Street a porté le coup de grâce ; le S&P 500 a terminé sur une baisse de 4,46 %, le Dow Jones a perdu 3,68 %. Le VIX, l'indice de volatilité, a brutalement remonté : il s'établissait à 43,41 % à la clôture.
Le marché s'inquiète de plus en plus de voir la croissance mondiale chanceler, après tout une série d'indicateurs négatifs, ces dernières semaines -tel le PIB en zone euro, mardi. Jeudi, les doutes sur la conjoncture ont été exacerbés par des indicateurs américains. Les marchés, d'ores et déjà en mode panique, sont très sensibles aux données macroéconomiques (surtout celles venant des USA).
L'activité manufacturière de la région de Philadelphie s'est effondrée en août, atteignant son plus bas depuis mars 2009. L'indice de la Fed de Philadelphie est ressorti à - 30,7, alors que les économistes pariaient sur une légère hausse. C'est une grosse surprise. Les investisseurs sont d'autant plus sensibles à cette statistique qu'elle est l'une des premières pour le mois d'août.
Les autres indicateurs publiés ont également pour la plupart déçu. Sur le marché du travail et l'mmobilier, deux faiblesses de pays de l'Oncle Sam, les demandes d'allocation chômage ont augmenté plus que prévu et les reventes de logements ont rechuté le mois dernier.
Les grands brokers ont abaissé tour à tour leurs anticipations sur l'économie et les marchés. Morgan Stanley a revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale à 3,9 % cette année (contre 4,2 % initialement prévu) et à 3,8 % en 2012 (contre 4,5 %). Les Etats-Unis et la zone euro flirtent dangereusement avec la récession (définie comme deux contractions trimestrielles consécutives du PIB), selon les économistes de la banque, même s'ils écartent ce scénario noir. Morgan Stanley évoque même une baisse du taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE), l'an prochain. Deutsche Bank, de son côté, a revu sa prévision sur le PIB chinois. La veille, UBS avait modifié ses projections sur les marchés pour la fin d'année, tablant sur un Stoxx 600 à 280 points (contre 310 précédemment), et n'exclut pas un recul si le ralentissement se transformait en récession modérée, voire marquée. Goldman Sachs avait aussi révisé sa projection sur les marchés début août. Les valeurs cycliques et financières ont encore été en première ligne. L'indice bancaire en Europe a lâché 6,74 %. Barclays a chuté de 11,5 %, Commerzbank de 10,4 %. A Paris, Société Générale a dégringolé de 12,3 % (après le record avoisinant les 20 % de la semaine dernière), malgré les restrictions sur les ventes à découvert imposées la semaine dernière dans plusieurs pays, dont la France. 
Les bourses asiatiques, ainsi que le pétrole, n'ont pas fait mieux, ce matin.  A Tokyo, l'indice Nikkei 225 cédait 2,15 % à la mi-séance et Séoul plongeait de 4,49 %. Dans la matinée, Hongkong lâchait 2,48 % et Shanghaï, 1,34 %. Sydney perdait 2,83 % à la mi-journée. Le pétrole évoluait, lui aussi, en nette baisse, déprimé par la mollesse de l'économie des Etats-Unis, premier consommateur mondial. Dans les échanges matinaux en Asie, le baril de light sweet crude perdait 1,69 dollar, à 80,69 dollars, tandis que celui du brent de la mer du Nord cédait 68 cents, à 106,31 dollars.
Un article publié au « Wall Street Journal » évoquant les inquiétudes de la Réserve fédérale américaine sur la capacité des filiales aux Etats-Unis de banques européennes à maintenir un niveau adéquat de liquidité, au cas où leurs maisons mères seraient contraintes à rapatrier brutalement des capitaux, a accéléré la baisse. L'axe Franco-allemand échoue jusqu'à présent au là où Barack Obama a échoué. Les principaux dirigeants des grandes économies du monde sont en vacances ou viennent tout juste de reprendre leurs activités. D'autre part, nous inquiétons quant au rôle de la nouvelle présidente du FMI qui a gardé le silence (ou presque) notamment comparée à son prédécesseur. Parallèlement, le sommet franco-allemand de mardi n'a pas réussi à apaiser les craintes des investisseurs. Le projet de taxation financière, aux contours flous, a contribué à peser sur le secteur financier, de l'avis de spécialistes. Les observateurs attendaient beaucoup plus; notamment une augmentation des impôts sur les grandes fortune

2011-08-10

L'impacte de la crise en Lybie sur l'économie tunisienne selon la BAD

2011 sera une année difficile pour l'économie tunisienne qui subit la crise libyenne de plein fouet. Selon un rapport de la BAD (Banque Africaine de Développement) le conflit en Libye a un impact considérable sur la reprise économique tunisienne, déjà entravée par des tensions politiques et sociales internes.
Selon la BAD, la croissance du PIB tunisien, de 3,7% en 2010, risque de tomber à 1,1% en 2011. Si on y ajoute l'impact de la crise en Libye, bien que difficile à mesurer, la croissance de la Tunisie pourrait même tomber à seulement 0,7% cette année, sleon l'organisation africaine.
A l'heure où la Tunisie est en pleine phase de transition, la crise en Libye est venue se greffer aux nombreux défis de la reconstruction. Les combats entre insurgés et forces loyales au Colonel Kadhafi divisent toujours le pays qui a vu son activité économique chuter. Et si la crise en Libye affecte terriblement le voisin tunisien, c'est que les deux pays ont misé sur des relations commerciales bilatérales étroites.
"La Libye est un partenaire commercial privilégié de la Tunisie", rappelle la BAD. Les échanges commerciaux ont atteint des records entre 2000 et 2010 avec un taux de croissance annuel moyen de 9%, pour une moyenne mondiale de 6%.

En termes de facilitation des échanges, la Tunisie et la Libye ont mis en place un guichet unique commun au poste frontalier de Ras Jedir. Ils ont également adopté un même système douanier
« Assycuda» et appliqué les mêmes procédures de dématérialisation du commerce extérieur. Les organismes d'accréditation des normes ont également été reconnus par les deux pays.
Deuxième partenaire économique de la Tunisie après l'Union européenne, Tripoli achetait 6,9% des exportations tunisiennes, principalement des produits agro-alimentaires, des matériaux de construction, du fer et de l'acier. Les importations en provenance de Libye étaient elles très largement constituées de pétrole et permettaient de satisfaire un quart des besoins tunisiens.
La Libye était aussi le quatrième investisseur arabe en Tunisie. Au cours des dernières années, les investissements libyens étaient montés en flèche. Plus d'une trentaine d'entreprises libyennes ont investi en Tunisie dans les secteurs de l'industrie et des services, créant plus de 3.000 emplois.
La Tunisie et la Libye ont donc amorcé au fil du temps une intégration progressive de leurs économies. Cette interdépendance est d'autant plus difficile à gérer aujourd'hui que la Libye impose à la Tunisie le lourd tribut de son conflit civil.
La paralysie presque totale des échanges commerciaux, le déclin des flux d'investissements, l'arrêt de la fourniture de pétrole par Tripoli entre autres ont "conduit à un ralentissement sans précédent de l'activité économique" tunisienne, selon la BAD.
Le gouvernement pourrait également jouer un rôle en assistant les entreprises les plus affectées à trouver rapidement d’autres marchés pour leurs produits, à travers un meilleur appui à la politique de diversification des destinations des exportations.
Grands consommateurs de services en Tunisie, les touristes libyens étaient en moyenne 1,5 million à y séjourner chaque année. Mais, au cours du premier semestre de 2011, sur 260.000 libyens entrés en Tunisie, 65.000 ont choisi de s'y réfugier... Un manque à gagner certain pour le tourisme, mais un petit espoir pour accroître la demande. En effet, la plupart des libyens sont des réfugiés aux ressources financières conséquentes qui consomment et investissent dans l'immobilier tunisien.
 La note n’émet aucune hypothèse sur la baisse des importations Tunisiennes en provenance de Libye car le pétrole Libyen peut être substitué par le pétrole Algérien. En effet la Tunisie bénéficiera des mêmes conditions préférentielles avec son autre voisin.

2011-08-08

Les bourses de la planète en forte baisse

La Bourse de Paris, qui avait débuté la séance en hausse de plus de 2%, termine dans le rouge : elle perd 4,68% à 3.125,19 points. Les cycliques ont été particulièrement affectées par les craintes de récession. La dégradation par S&P de la note des Etats-Unis a eu raison des marchés américains, et dans leur sillage, les bourses européennes ont fortement reculé. Les bancaires subissent de nouveaux dégagements, malgré la décision de la BCE d’acheter de la dette italienne et espagnole. C’est la onzième séance de baisse d’affilée pour le Cac 40, qui a perdu 18,7% depuis le 22 juillet.
Le CAC 40 a débuté la matinée en hausse de plus de 2%, soutenu par la décision de la Banque centrale européenne d’acheter des obligations italiennes et espagnoles sur le marché secondaire. Mais la Bourse de Paris a vu ses gains s’effriter progressivement au cours de la journée, pour terminer franchement dans le rouge, emportée par la baisse des marchés américains. Ces derniers ont été déprimés par la dégradation d’un cran de la note des Etats-Unis par Standard & Poor’s, annoncée ce week-end. L'agence de notation a également déclassé aujourd’hui deux leaders du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac.
S&P justifie la dégradation de la première économie mondiale par le niveau de la dette publique (proche de 100% du PIB), du déficit budgétaire (9% du PIB) mais aussi par des éléments politiques, à savoir les difficultés de la Maison Blanche et du Congrès à s’entendre sur une politique budgétaire viable. Les USA quittent pour la première fois le groupe des pays les mieux notés par S&P : celui-ci regroupe Singapour, le Canada, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Autriche, les Pays-Bas, la Finlande, la Norvège, le Danemark, la Suisse, la Suède, la Nouvelle-Zélande, le Luxembourg et l’Australie. Toutefois, certains analystes doutent que le Royaume-Uni et la France parviennent à conserver leur AAA. L'Hexagone a affiché un déficit budgétaire de 7,1% en 2010.
C’est la onzième séance consécutive de baisse de l’indice parisien, du jamais vu. Depuis le 22 juillet, où il a terminé à 3.842,70 points, le Cac a perdu 18,7%. Il est en baisse de 4,68% sur cette seule séance, à 3.125,19 points, dans des volumes une nouvelle fois très élevés (6,35 milliards d’euros). Il atteint son plus bas depuis le 15 juillet 2009, il y a plus de deux ans.
Plus de 200 points ont séparé le point haut de la séance du point bas. La même volatilité s’observe sur les autres places mondiales. A New York, le Vix, également appelé indice de la peur, a franchi brièvement, en fin d’après-midi, le seuil des 40%, pour la première fois depuis mai 2010. D’après les analystes, un tel niveau signale une entrée en crise. Lors de la dernière débâcle financière, au printemps de l'année dernière, l’Eurostoxx avait touché un point bas le 25 mai, quelques jours après que le Vix eût atteint un pic à 48,20%.
A Londres, le FTSE plie de 3,39% tandis qu’à Francfort le DAX s’effondre de 5,02%. A New York, le DOWJONES recule de 5,55 %, le NASDAQ de 6,90% et le S&P de 6,66%. Les valeurs bancaire en chute spectaculaire : Bank of America - 20,32 %, la Citi - 16,42 %, JPMorgan - 9,41 % et Goldman Sachs - 6,01 %.
L’euro cède du terrain face au dollar et s’échange à 1,4241. L’once d’or et le franc suisse ont atteint de nouveaux records. Sur le marché des matières premières, les cours du baril de qualité WTI perdent encore 3,46 dollars à 83,42. Les valeurs pétrolières et parapétrolières sont logiquement affectées : Vallourec s’effondre de 9,46% à 57,93 euros, Technip chute de 9,06% à 56,78 euros, tandis que Total céde 2,74% à 33,29 euros.
Les valeurs cycliques, et notamment automobiles, souffrent des craintes de récession, alors que les prévisions de croissance dans les pays occidentaux sont revues à la baisse. PSA, dont la recommandation a été dégradée à « sous-pondérer » par Morgan Stanley, chute de 9,10% à 20,37 euros. Pris dans son sillage, Renault fait même pire et dégringole de 9,26% à 28,40 euros. Michellin en pâtit et perd 8,18% à 46,94 euros.
Les valeurs financières sont toujours emportées par le courant vendeur. BNPP, qui s'est adjugé jusqu’à 7% en début de journée, glisse finalement de 3,21% à 39,31 euros. SG abandonne pas moins de 8,42% à 25,12 euros, Natixis 5,73% à 2,89 euros et CA 5,64% à 6,75 euros.
Les technologiques sont également dans la tourmente. Sale journée pour ALCATEL, qui dégringole de 9,71% à 2,22 euros et signe la pire performance du CAC. 
GDF Suez fait mieux que l’indice mais cède tout de même 2,89% à 19,82 euros. Le groupe gazier s’apprête à céder 30% de son pôle d’exploration-production au fonds souverain chinois China Investment Corporation (CIC) pour deux à trois milliards d’euros dans le cadre d’un partenariat stratégique, selon le quotidien Les Echos. Le groupe devrait officialiser cet accord lors de la publication des résultats semestriels, mercredi. A noter par ailleurs que HSBC a relevé son opinion à surpondérer sur GDF Suezcontre sous-pondérer auparavant, pour viser 24 euros.
A noter que demain soir (20h15), la conférence de presse de Ben Bernanke, qui n'était pas prévue initialement, sera suivie avec attention. En particulier, les investisseurs se demandent quels mots le président de la FED emploiera au sujet de la croissance américaine, et si un nouveau plan massif d’injection de liquidités, un « quantitative easing 3 » (QE 3), sera évoqué. De nombreux économistes ont toutefois mis en doute l’efficacité des plans précédents, les QE 1 et QE 2. De plus, cela pourrait créer des tensions diplomatiques avec la Chine, qui reprocherait aux USA de vouloir à nouveau déprécier le dollar pour améliorer sa balance commerciale.
Le retour au calme n'est pas nécessairement pour l'immédiat : Barak Obama a échoué a faire passer son plan d'augmeter l'imposition des plus riche de 2% (la démocratie cette fois ci n'a pas servi l'économie américaine et repeblicians et démocrates ont déjà la tête aux élections), la plupart des dirigeants de la planète sont en vacances et ne sont pas disposés à interrompre leurs vacances pour calmer les marchés, le fond Européens constituer pour acheter la dette des pays Européens en difficulté ne sera suffisant pour couvrir une défaillance de l'iItalie ou de l'Espagne, l'Allemagne fait jusqu'à présent cavalier seul (ou presque).

2011-08-05

Dixième séance consécutive de baisse, du jamais vu dans l'histoire du CAC 40

La Bourse de Paris a signé vendredi sa 10e séance consécutive de baisse, du jamais vu depuis la création du CAC 40 en 1987, plombée par la crise de la dette et les inquiétudes sur l'économie mondiale que les chiffres de l'emploi américain n'ont pas réussi à dissiper. Hier, il reculais déjà de 3.90 %.
Le CAC 40 a cédé 41,79 points (-1,26%) à 3.278,56 points, un nouveau plus bas depuis le 13 juillet 2009, dans un volume d'échanges particulièrement fourni à 7,396 milliards d'euros qui témoigne des tensions inhabituelles sur les marchés.